Appels à textes

Troisième appel | Formes d’éducation alternative dans la francophonie : histoire, gouvernance, réussite éducative et enjeux méthodologiques

Madame Christine Brabant, professeure, Université de Montréal, et Madame Anne-Claudine Oller-Naudet, maitresse de conférences, Université Paris-Est Créteil, agiront à titre de corédactrices invitées d’un numéro thématique sur la recherche à propos des formes d’éducation alternative dans la francophonie. La Revue des sciences de l’éducation lance donc une invitation aux auteur·e·s qui désireraient proposer un article en lien avec ce thème. Les articles soumis à la Revue pourront traiter de résultats de recherche aussi bien de nature empirique que théorique. Les études et réflexions qui éclairent les enjeux pragmatiques ou politiques seront également considérées. Sous la responsabilité du rédacteur en chef, leur évaluation sera assujettie au même processus rédactionnel que tout autre article. Toutes les règles et procédures, disponibles sur le site de la Revue et destinées aux auteur·e·s, devront être respectées. Les manuscrits seront transmis, avant le 17 décembre 2021, par le truchement de notre « Service de gestion des manuscrits » (ou OJS) à partir de cette URL (s’agissant du lien pour vous inscrire comme auteur·e·s ou coauteur·e·s).

Marc-André Éthier, rédacteur en chef

Description du numéro thématique

Le concept d’éducation « alternative » désigne toutes les expériences qui se revendiquent de la recherche d’une école ou d’une façon d’éduquer différente de celle prévalant dans les établissements scolaires réguliers (Allam, 2018 ; Lees et Noddings, 2016). Il peut s’agir d’écoles alternatives associées ou non aux pédagogies de l’éducation nouvelle (par exemple, Freinet, Montessori, Steiner), d’écoles démocratiques, d’initiatives localisées dans certaines classes d’établissements réguliers, de la pratique de l’apprentissage en famille (Brabant, 2010), aussi appelée homeschooling, home education ou instruction en famille (Gaither, 2017), ou bien de l’enseignement privé confessionnel (Allam et Wagnon, 2018 ; Lees et Noddings, 2016).

Les formes d’éducation alternative scolaires et extrascolaires sont en expansion au sein de la francophonie (Hugon et Viaud, 2016 ; Réseau des écoles publiques alternatives du Québec, 2020). Le corpus d’études scientifiques portant sur leur présence en contexte francophone est toutefois mince (Hugon et Viaud, 2016). Par exemple, des centaines d’études anglophones ont été conduites relativement à l’approche pédagogique montessorienne, qui suscite un engouement en France (Allam et Wagnon, 2018), mais celles qui y ont été réalisées se comptent sur les doigts de la main. De plus, au cours des dernières décennies, les écrits scientifiques sur l’apprentissage en famille ont proliféré aux États-Unis et dans les pays anglosaxons (Gaither, 2017), offrant une compréhension globale de ses enjeux. Toutefois, cette pratique variant selon le cadre légal et politique des États, les pratiques éducatives familiales et communautaires ainsi que les motivations parentales (Gaither, 2017), Brabant et Dumond (2017) notent qu’il est impératif de conduire davantage de recherches pour mieux comprendre les réalités de l’apprentissage en famille au Canada et, plus particulièrement, au Québec, où le contexte culturel est distinct.

Ce numéro thématique est donc dédié au développement des connaissances relatives aux formes d’éducation alternatives présentes dans la francophonie. Il fait suite au colloque « Formes d’éducation alternatives publiques au Québec et ailleurs : terrains, réseaux, gouvernance », tenu dans le cadre du 87e Congrès de l’ACFAS, en 2019, qui a constitué une première rencontre officielle entre les membres des réseaux de recherche francophones émergents suivants : l’association des chercheur·se·s du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec ; le réseau des Recherches sur les écoles et les pédagogies différentes ; le réseau de Pédagogie institutionnelle international. Afin d’élargir le panorama connu de ces pratiques, tout en approfondissant les axes scientifiques déjà posés, ce numéro invite des articles issus de contextes nationaux et locaux variés se rattachant à certains angles d’analyse privilégiés : l’histoire, la gouvernance, la réussite éducative et les enjeux méthodologiques.

 

Deuxième appel | Enjeux et tension autour de la notion ou du concept d’approche par compétences et autour des pratiques que cette approche inspire

Monsieur Francisco A. Loiola, professeur, Université de Montréal, et Monsieur Mokhtar Kaddouri, professeur, Université Lille, agiront à titre de corédacteurs invités d’un numéro thématique sur la recherche à propos de l’approche par compétences. Dans ce contexte, la Revue des sciences de l’éducation lance une invitation aux auteur·e·s qui désireraient proposer un article en lien avec ce thème. Les articles soumis à la Revue pourront traiter de résultats de recherche aussi bien de nature empirique que théorique. Les études et réflexions qui éclairent les enjeux pragmatiques ou politiques seront également considérées. Sous la responsabilité du rédacteur en chef, leur évaluation sera assujettie au même processus rédactionnel que tout autre article. Toutes les règles et procédures, disponibles sur le site de la Revue et destinées aux auteur·e·s, devront être respectées. Les manuscrits seront transmis, avant le 28 juin 2021, par le truchement de notre « Service de gestion des manuscrits » (ou OJS) à partir de cette URL (le lien pour vous inscrire [auteur·e·s et coauteur·e·s]).

Marc-André Éthier, rédacteur en chef 

Description du numéro thématique

Deux enjeux principaux sous-tendent ce numéro spécial : la fédération de chercheur·se·s et de praticien·ne·s de différents pays pour partager les résultats de leurs recherches ou de leurs pratiques professionnelles d’accompagnement des processus de construction et de transfert des compétences ; le questionnement de la pertinence de l’approche par compétences au regard des enjeux sociaux, professionnels et personnels des différent·e·s acteur·rice·s que cette approche mobilise. Ce deuxième enjeu prend toute son ampleur eu égard aux changements profonds et rapides liés au numérique et à son usage prépondérant dans l’apprentissage, l’enseignement et le suivi des élèves et des étudiant·e·s confronté·e·s à des situations complexes contemporaines. Malgré la récente accalmie médiatique, l’approche par compétences occupe toujours une place centrale dans les discours et les débats en éducation. Elle continue, de la maternelle à l’université, à exercer une influence déterminante sur les programmes et les pratiques d’enseignement, de formation et de recherche. Dans ce contexte, durant les trois dernières décennies, l’approche par compétences s’est développée et étendue progressivement à une grande variété de domaines à travers le monde et son usage s’est largement associé à la nouvelle « économie du savoir », donnant lieu à une multitude de pratiques de gestion dans le champ managériale et de pratiques pédagogiques dans le champ de l’éducation. De fait, le débat et la recherche sur la notion de compétence montrent qu’il n’existe pas une, mais plusieurs manières de mobiliser ce concept, invitant ainsi les chercheur·se·s et les praticien·ne·s à prendre le temps nécessaire d’étudier et d’interroger ses fondements et ses divers usages eu égard aux contextes d’organisation des pratiques qui s’en inspirent, notamment, dans le champ de la formation professionnelle.

En cohérence avec les considérations ci-dessus, ce numéro thématique vise ainsi à réunir des articles sur la base de résultats empiriques, de réflexions théoriques ou d’expériences professionnelles autour de quatre axes :

  • Un axe sémantique interrogeant le sens et la signification du terme de compétence au regard d’autres termes auxquels il peut être associé ou opposé.
  • Un axe relatif aux processus d’acquisition des compétences dans leur pluralité : situation de travail, formation professionnelle, apprentissage informel.
  • Un axe sociopolitique interrogeant les contextes d’émergence de l’approche par les compétences ainsi que les usages sociaux qui en sont faits.
  • Un axe invitant à la réflexion sur la valeur épistémologique de la notion de compétence et de son usage, et conviant à aller au-delà des énoncés généraux proposés par les différentes constructions théoriques rencontrées dans les écrits scientifiques.

 

Premier appel | Recherche en didactique de l’univers social au primaire : état des lieux et perspectives

Madame Anik Meunier, de l’Université du Québec à Montréal, et monsieur Alexandre Lanoix, de l’Université de Montréal, agiront à titre de corédacteur·rice·s invité·e·s d’un numéro thématique sur la recherche en didactique de l’univers social au primaire : état des lieux et perspectives. Dans ce contexte, la Revue des sciences de léducation lance une invitation aux auteur·e·s qui désireraient proposer un article en lien avec ce thème. Les articles soumis à la Revue pourront traiter de résultats de recherche aussi bien de nature empirique que théorique. Les études et réflexions qui éclairent les enjeux pragmatiques ou politiques seront également considérées. Sous la responsabilité du rédacteur en chef, leur évaluation sera assujettie au même processus rédactionnel que tout autre article. Toutes les règles et procédures, disponibles sur le site de la Revue et destinées aux auteur·e·s, devront être respectées. Les manuscrits seront transmis, avant le 9 avril 2021, par le truchement de notre « Service de gestion des manuscrits » (ou OJS) à partir de cette URL (le lien pour vous inscrire [auteur·e·s et coauteur·e·s] ).

Marc-André Éthier, rédacteur en chef 

Description du numéro thématique

La recherche en didactique des sciences humaines et sociales au primaire – discipline aussi appelée « univers social » dans le Programme de formation de l’école québécoise (2006) – n’a mobilisé l’attention que d’une petite, bien que dynamique, communauté de chercheur·se·s depuis les années 1980. Il faut remonter à 1991, à la publication de l’ouvrage L’enseignement des sciences humaines au primaire. Développement, sous-développement ou développement du sous-développement ?, dirigé par Lenoir et Laforest, pour trouver une réflexion globale sur l’enseignement des sciences humaines et sociales au primaire. Déjà, à cette époque, des intervenant·e·s de divers horizons avaient joint leurs énergies pour produire un ouvrage collectif qui proposait un portrait, même partiel, de l’état des connaissances à propos de l’enseignement et de l’apprentissage de l’histoire et de la géographie au primaire.

Depuis, et surtout à partir du Renouveau pédagogique du début des années 2000, la recherche en didactique de ce que l’on nomme maintenant l’univers social a véritablement pris son envol. Plusieurs thèses sur le sujet ont été soutenues et de nombreux articles et ouvrages ont été publiés. Malgré la densité des recherches conduites dans le domaine, les chercheur·se·s et enseignant·e·s du primaire en univers social n’en sont que peu informé·e·s.

Notre intention dépasse cependant le regroupement dans une même publication des recherches les plus récentes. Dans les brisées de l’ouvrage Les sciences humaines à l’école primaire dirigé par Larouche et Araujo-Oliveira (2014), nous souhaitons contribuer à la formation d’une réelle communauté de recherche en didactique de l’univers social au primaire. C’est pourquoi nous visons à ce que ce numéro thématique soit constitué d’articles qui présentent la recherche de pointe dans le domaine, autant au Québec qu’ailleurs dans la francophonie, mais également les recherches en développement. Nous invitons donc autant les chercheur·se·s établi·e·s que les chercheur·se·s émergent·e·s à nous faire part de leurs travaux récents dans un article complet présentant des résultats (environ 25 pages) ou en soumettant un article court présentant les fondements d’une recherche en développement (environ 10 pages).

Nous cherchons des contributions représentant les principales recherches conduites en didactique de l’univers social au primaire et qui s’inscrivent autour des axes suivants :

  1. les moyens pour enseigner et apprendre l’univers social : outils pédagogiques, approches didactiques, autres…
  2. la discipline et les fondements épistémologiques du programme de l’univers social : transposition didactique, autres thèmes à préciser…
  3. le milieu dans lequel les situations d’enseignement-apprentissage se situent : classe, lieux d’éducation extrascolaires et non formels, autres…
  4. les élèves : conceptions des élèves relativement aux sciences humaines et sociales (histoire, géographie et éducation à la citoyenneté), état des apprentissages, autres…
  5. les enseignant·e·s : représentations sociales, pratiques déclarées et observées, autres…
 

Pour toute proposition de numéro thématique, prière de l’acheminer à l’adresse électronique de la Revue des sciences de l’éducation.